Le peuple est monté sur la table

Ils auront tout fait. En novembre, les gilets jaunes étaient donc des ploucs irresponsables et inconscients de l’urgence écologique. Les listes de revendication et les propos de leurs porte-parole en faveur d’une écologie populaire ont forcé la caste à changer de ligne. Sous impulsion gouvernementale, les gilets jaunes sont donc devenus des violents casseurs. Oublié les centaines de milliers de militants pacifistes mais déterminés. Ce sont des « factieux » a dit Monsieur Griveaux. Oublié aussi les dix morts et les plusieurs centaines de blessés parmi les gilets jaunes qui ne méritent manifestement pas la compassion gouvernementale. À bas la violence, il faut de la concorde a dit sa majesté Macron. Puis voyant que cette instrumentalisation politicienne des débordements n’entamait pas le soutien populaire au mouvement, les voilà se jeter maintenant comme des rapaces sur un groupe de militants d’extrême droite déguisés en gilets jaunes et faisant la quenelle devant Montmartre. Le mouvement des gilets jaunes n’a rien à voir avec ces actes et ces propos ignobles. Il suffit d’avoir fait un tour sur un rond point et d’avoir marché quelques kilomètres de manifestation pour le savoir. Alors cette nouvelle tentative de flétrir le mouvement échouera à nouveau. Petit message aux puissants : ne vous fatiguez pas. Le peuple est monté sur la table. Il réclame son dû et vos vieilles rustines ne le feront pas descendre.

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