Une majorité citoyenne pour un nouveau monde

Ce texte est la contribution que nous avons déposée pour le Congrès du Parti de Gauche. En rupture sur la forme avec les textes politiques traditionnels, elle se veut un outil pour susciter le débat autour des démarches citoyennes engagées dans les élections départementales de 2015. Elle a été signée par des militant-e-s du Parti de Gauche dans plusieurs départements dans lesquels ils et elles ont œuvré à faire grandir ce type de démarche.

Avant-Propos

Cette contribution est un antidote à la résignation. C’est le texte de celles et ceux qui voient le vieux monde s’effondrer et veulent aider le nouveau à voir le jour. De celles et ceux qui assument le passé mais pensent qu’il est aujourd’hui temps de prendre une autre voie.

Cette voie, c’est celle du peuple. Le peuple politique, «liberté, égalité, fraternité», qui a défilé par millions après les assassinats politiques de janvier pour défendre la laïcité comme principe d’organisation de la société. Ce peuple qui se trouve si loin du jeu politicien, enchaîné par le consumérisme, atomisé par le nouvel âge du capitalisme, éparpillé par l’explosion des solidarités. Ce peuple qui regorge d’énergie et d’inventivité, mais se trouve enfermé dans les institutions de la 5ème République, tenu à l’écart par les tenants de l’oligarchie. Ce peuple qui doit se libérer pour répondre aux défis de notre temps.

Ils sont immenses. Ils sont écologiques quand nous assistons, impuissants, à la course folle du réchauffement climatique; économiques et sociaux quand l’Europe entière est malade de l’austérité, quand la misère et le chômage explosent; civilisationnels quand ces politiques s’accompagnent d’une dérive sécuritaire et favorisent le repli sur soi et la guerre de tous contre tous.

Notre contribution se veut une rupture. Elle l’est dans sa forme pour montrer que l’on peut dire d’une manière simple des choses qui paraissent compliquées. Qu’une belle image vaut parfois mieux qu’un long discours. Que nous ne serons à la hauteur des événements qu’en nous délestant des poids que l’ancien monde a chargé sur notre dos.

Elle se veut non exhaustive. Dans ce moment de grands bouleversements, elle est un appel au débat. Pour que notre congrès soit un pas vers l’émergence d’un nouveau monde.

Premier-e-s signataires : Gabriel Amard (39), Mounia Benaili (91), Manuel Bompard (31), Roselyne Chavin-Simonot (25), François Cocq (94), Daniel Conversy (25), Alexis David (39), Matthias De Lozzo (13), Christelle Galtier (12), Emmanuel Girod (25), François Guiffard (59), Michel Larive (09), Dominique Le Breton (31), Manon Le Bretton (11), Séverine Lenhard (86), Hélène Magdo (31), Benoit Maillard-Salin (25), Lise Maillard (31), Maryline Mélenchon (39), Françoise Minetti (39), Valentin Morel (39), Céline Piot (40), Vincent Rabaut-Carrie (31), Luc Rousselot (30), Solveig Rousselot (31), Guilhem Serieys (12), Anne Stambach-Terrenoir (31)

 

1) Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres

Monsieur,

Mon nom ne vous dira rien. J’ai trouvé le vôtre dans un livre d’histoire. Vous avez risqué votre vie pour libérer la France de la barbarie et vous avez reconstruit un pays saccagé par la guerre. Vous avez montré que l’on peut en faire des choses avec beaucoup de détermination et d’audace. C’est pour cela que je vous écris.

Moi la politique, ce n’est pas mon truc. A la maison, on n’en parlait pas, sauf avant les élections. Ma mère votait comme mon père. En 2005, je m’y suis mise quand j’ai vu cette Constitution Européenne dont tout le monde discutait. L’Europe, ça me paraissait un beau projet, surtout pour éviter la guerre. Ça doit vous dire quelque chose, vous qui avez vu des gens mourir sur les champs de bataille. Alors moi aussi j’ai lu le texte. Et je me suis dit que cette Europe, on ne pouvait pas la laisser à la finance qui allait dresser les peuples les uns contre les autres. Qu’à cette constitution, il fallait lui dire «non» même si les médias voulaient nous faire passer pour des xénophobes. Et nous avons gagné. J’étais fière d’avoir donné mon avis sur un sujet si important et j’ai pensé aux gens comme vous qui se sont battus pour ça. Deux ans plus tard, quand Sarkozy a fait adopter le même texte au Parlement, j’ai compris que mon vote n’avait servi à rien. Ils avaient déjà décidé sans moi, contre moi.

«Ils», ce sont les hommes politiques que je vois se succéder au pouvoir. Ils présentent bien ces énarques, avec leurs têtes de premier de la classe et leur communication bien léchée. On a envie de les croire, mais après les campagnes, les promesses s’envolent et les mêmes politiques continuent. Et puis, on les prend la main dans le sac les Cahuzac et Thévenoud, les Dassault, Balkany, ou Copé avec leurs affaires Bygmalion et consorts. Alors, j’ai compris que ça ne tourne pas bien rond et qu’en fait leur «démocratie», c’est un petit groupe qui a le pouvoir, le conserve et l’utilise pour satisfaire ses intérêts. Que le jour des élections, mieux vaut rester à la maison car ils se fichent bien de notre avis et de nos vies.

Pourtant, elles sont en danger nos vies. Je sais qu’à votre époque, on ne se souciait pas trop de l’avenir de la planète, mais aujourd’hui l’heure est grave. Le 5ème rapport du GIEC, «Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat», affirme qu’il n’y a maintenant plus aucun doute sur l’origine humaine du réchauffement climatique. Il parle d’une augmentation de température de près de 5°C et d’une hausse du niveau de la mer de près d’un mètre d’ici à 2100. Vous imaginez les conséquences quand plusieurs centaines de millions de personnes vivent sur les zones littorales et que s’y trouvent des usines ou des centrales nucléaires?

Pendant ce temps-là, ceux qui nous dirigent se réunissent dans une grande capitale et enchaînent les beaux discours. Ensuite, ils rentrent à la maison en se fixant un nouveau rendez-vous. Ils refusent de s’attaquer aux causes des problèmes, et veulent produire plus, toujours produire, même quand cela ne correspond à aucun besoin. La croissance, ils n’ont que ce mot à la bouche. C’est complètement fou d’imaginer une croissance infinie dans un monde fini! En fait, leur croissance, c’est d’abord celle des profits. Et les profits, ça les intéresse plus que notre avenir. Alors forcément, même quand ils font mine d’agir, c’est leurs intérêts qu’ils défendent. Ils ont bien inventé le marché européen du carbone, qui donne aux entreprises des droits à polluer. Une idée lumineuse puisque, comme elles peuvent les revendre à d’autres, la quantité d’émission ne diminue pas et certains spéculent sur l’air que l’on respire.

Pourtant, on y vit tous sur cette planète. L’avenir de notre écosystème, c’est donc notre question à tous, c’est notre intérêt général. Alors on devrait tous participer aux choix collectifs que nous faisons, c’est ça la République non? Mais comment on peut tous participer à ces choix si certains doivent d’abord se préoccuper de leur survie immédiate? C’est parce que vous en étiez convaincu que vous avez inventé la sécurité sociale. Quelle belle idée de se dire que quels que soient nos moyens, on doit pouvoir se soigner et être en bonne santé!

A votre époque, le pays sortait d’une guerre et était ravagé. Il fallait tout reconstruire. Vous manquiez d’argent mais vous l’avez fait. Si vous les entendiez, maintenant, nous dire que « la France est en faillite ». Savez-vous que notre pays n’a jamais été aussi riche de son histoire? Plus de 2000 milliards de richesses par an! Il y aurait de quoi mieux vivre, en finir avec la pauvreté, permettre à tout le monde de se soigner et de partir à la retraite assez jeune pour profiter un peu de sa vie. Mais eux, ils nous parlent de la dette et nous accusent de vouloir «faire payer les générations futures». Pourtant, nos enfants en profiteront de nos investissements, de nos routes, de nos écoles, de nos équipements publics ou de nos transports en commun non?

Ils répètent à l’envie qu’il faut «faire des efforts» et réduisent le nombre de fonctionnaires. Sarkozy a commencé, Hollande a continué. Dans la classe de mon fils, ils sont plus de trente élèves pour apprendre à lire! Les policiers sont remplacés par des caméras de vidéo-surveillance! Les agents des finances et les inspecteurs du travail ne sont pas assez pour lutter contre les fraudes fiscales ou sociales! Comment peut-on imaginer construire une société qui fonctionne bien si l’éducation est sacrifiée, si le bien-vivre et l’égalité ne peuvent pas être assurés? Hollande appelle ça de la rigueur. Moi je dis que c’est de l’austérité, que c’est ce qu’ils font partout en Europe et que ça ne marche pas. Même leurs plus grands économistes reconnaissent que ça met en panne l’économie, augmente la pauvreté et fait exploser la dette comme en Grèce où elle a doublé depuis 2008.

En France aussi la pauvreté augmente. Le pays compte plus de 8 millions de pauvres. Le chômage ne cesse de progresser. On ne compte plus les personnes qui n’ont pas de quoi se nourrir, se soigner ou se loger décemment. Les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes, le temps partiel imposé le plus souvent aux femmes sont monnaies courantes. Notre pays est si riche, mais il y a tant de misères. Comment peut-on supporter cela?

Et puis comme la situation est difficile, on essaye de se débrouiller tout seul. Alors on regarde mal le voisin, celui qui a l’air de mieux s’en sortir, qui n’a pas la même couleur de peau ou la même religion. On cherche un responsable. Et eux ça les arrange, ça évite qu’on s’intéresse trop à leurs privilèges. Pourtant, c’est se concentrer sur le doigt au lieu de regarder la lune que de détester son voisin quand ceux qui nous gouvernent s’en mettent plein les poches.

Je m’arrête là pour aujourd’hui, je ne veux pas vous casser le moral. Mais voilà dans quel état est notre monde, voilà ce qu’ils ont fait de vos combats.

Nadia

2) On n’est pas orphelin d’avoir perdu père et mère, mais d’avoir perdu l’espoir.

Chère Nadia,

Je te remercie pour ta lettre. Ne t’inquiète pas, j’ai un moral d’acier et je t’assure qu’il y a aussi des motifs d’espoir.

En Grèce, le parti Syriza est aux portes du pouvoir. Il veut mettre fin aux politiques d’austérité et redonner au peuple sa souveraineté. Il veut chasser la Troïka, c’est la Commission Européenne, le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque Centrale Européenne (BCE), une hydre à trois têtes qui maltraite le peuple grec. Ces technocrates, élus par personne, font tout pour que Syriza ne gagne pas les élections parce que ce serait remettre le pouvoir dans les mains du peuple. C’est pour ça que Moscovici a ordonné aux Grecs de voter pour les partis du système, parce que cette Europe, Nadia, c’est le règne d’une caste.

En Espagne aussi, un espoir s’est levé. Le peuple en a soupé de l’austérité et d’une oligarchie pourrie jusqu’à la moelle. Alors il s’est rassemblé et a envahi les places. Des marées citoyennes ont déferlé sur la capitale. Elles se sont organisées dans le mouvement Podemos. Aujourd’hui vois-tu, les nôtres sont annoncés comme la première force politique du pays!

Nadia, en France, les énergies existent aussi pour faire autrement. Il y en a des milliers des citoyennes et des citoyens qui luttent pour changer les choses. Regarde ceux qui refusent les grands projets inutiles et imposés comme à Notre-Dame-des-Landes ou au Testet. Ils défendent l’intérêt général, dénoncent le saccage de la biosphère et l’opacité dans laquelle se construisent ces projets. Regarde la détermination des intermittents et précaires, des mobilisations contre le mal-logement, pour faire respecter le droit à l’avortement ou le mariage pour tous. Ou encore ces enseignants et parents d’élèves qui refusent de voir leurs établissements scolaires sortir des zones d’éducation prioritaire et être ainsi privé des moyens supplémentaires dont ils ont besoin. Regarde l’inventivité de ces ouvriers qui refusent la fermeture de leurs usines et reprennent l’activité en coopérative, comme pour les thés de FRALIB ou les glaces de la Belle Aude. Regarde la volonté de ces militants qui s’engagent dans les sommets Alternatiba ou les collectifs pour une transition citoyenne, qui rejettent le Grand Marché Transatlantique entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, cet «OTAN économique» qui supprimerait l’ensemble des normes sociales et environnementales contraignantes pour les multinationales.

Mais aujourd’hui Nadia, ces énergies, elles sont étouffées, enfermées, écrasées. Le gouvernement et les pouvoirs locaux font les sourds et les répriment comme au Testet où un jeune homme est mort. La vie humaine vaut-elle moins qu’un barrage, inutile, coûteux, et contesté par une grand part de la population ?

Le peuple est prisonnier Nadia. Tous les 5 ans, on ouvre la soupape de l’élection présidentielle en laissant les sujets choisir le roi de la 5ème République. Les médias en font un match de boxe où les idées sont reléguées au second plan et nous invite à choisir entre le pareil et le même. On garde le moins pire, puis on le subit, même quand il fait l’inverse de ce qu’il a promis. On n’y peut rien comme pour les députés ou les élus locaux. Et c’est pour ça que des gens comme toi finissent par rester à la maison le jour du vote.

Il faut que ça change Nadia. Il faut briser la cage. Vous devez faire grandir l’idée d’une assemblée constituante pour réécrire ensemble les règles du jeu, pour construire une 6ème République qui soit celle du peuple. C’est comme cela que vous libérerez les ressources populaires pour chasser les puissants qui vous dirigent, pour rompre avec ces traités européens qui vous maltraitent, pour sortir de l’OTAN qui vous enchaîne aux Etats-Unis et vous conduit à la guerre.

Tu n’es pas toute seule Nadia. Vous êtes des millions, assis sur un socle qui vous donnera de la force. C’est la laïcité, le modèle d’organisation de la société que nous vous avons légué et qui permet à chacune et chacun de vivre sa singularité au milieu d’un collectif. C’est l’histoire révolutionnaire de notre pays. C’est le produit de nos luttes et de nos combats, le niveau d’éducation de notre peuple, sa combativité. Ne les oubliez pas, prenez-en soin et appuyez-vous dessus pour construire le nouveau monde. Un monde où le peuple décide vraiment et s’attèle à rendre la vie meilleure. Où il cessera d’être spectateur de la catastrophe qui s’annonce et prendra soin de l’écosystème indispensable à la vie humaine. Où l’émancipation, la liberté, l’éducation ne seront pas des suppléments d’âme.

Tu vois, l’avenir vous appartient.

Un vieux monsieur.

3) Le pire ce n’est pas la crise, le pire ce serait de renoncer à en tirer les moyens de faire naître un monde nouveau

Monsieur,

Je vous remercie de votre réponse que j’ai lue avec attention. J’ai beaucoup réfléchi par la suite.

J’ai décidé de vous faire confiance et j’ai regardé ce que je pouvais faire pour arrêter d’être spectatrice. J’ai défilé dans les manifestations contre la loi Macron parce que le dimanche, je préfère le passer en famille qu’au travail. J’ai rejoint le collectif contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, je suis allée au Testet et j’ai planté un arbre pour reboiser la zone. J’ai participé aux actions contre le Grand Marché Transatlantique. J’ai aidé les travailleurs sans-papiers du restaurant au bout de la rue à obtenir des papiers parce que c’est leur seule solution pour avoir les mêmes droits que les autres, et donc c’est le combat de tous les travailleurs. Bref, j’en ai parcouru des kilomètres en somme.

Et puis je me suis dit que je devais aussi construire quelque chose de plus large. J’en avais vraiment envie mais les partis actuels, ce n’est quand même pas très attirant. En 2012, j’avais suivi la campagne du Front de Gauche. C’était clair, ils voulaient faire autre chose, mieux partager les richesses, s’attaquer à la crise écologique, changer les institutions, construire une nouvelle société. J’avais l’espoir que l’on pourrait peut-être y arriver et j’avais marché le 18 mars à la Bastille pour la 6ème République.

Et puis après l’élection, c’est là que les problèmes ont commencé. On ne comprenait plus trop où ils voulaient en venir. Aux élections pour la mairie de ma ville, certains ont passé un accord avec le maire PS sortant, qui est aussi député, est là depuis 20 ans et nous explique que François Hollande, c’est quand même mieux que si c’était pire. Ils ont brisé l’espoir alors, pour moi, le Front de Gauche, même si j’y ai rencontré beaucoup de gens sincères, c’est fini.

Je crois que ce dont nous avons besoin, c’est d’un mouvement de fond qui rassemblerait toutes celles et tous ceux qui se bougent ici et là. Qui sont dans les mobilisations contre l’austérité et luttent pour notre écosystème, qui veulent partager les richesses et en finir avec le dogme de la croissance à tout prix, qui croient à l’émancipation individuelle et collective, qui veulent que ça change quoi! C’est toutes ces énergies citoyennes qu’il faut rassembler pour briser nos chaînes et en finir avec ce système pourri. Alors j’ai signé l’appel du Mouvement pour la 6ème République. En 2017, c’est la Constituante qui sera ma candidate.

Je crois qu’il faut faire grandir cette perspective à chaque étape, à chaque combat, à chaque élection aussi. Dans mon département, j’ai signé l’appel pour une majorité citoyenne aux élections départementales. On est d’horizons différents, certains sont militants dans un parti et d’autres pas. En tout cas, on ne veut plus des accords politiciens de répartition de cantons sans projet commun. On veut construire quelque chose de nouveau. On veut construire ensemble un programme, et désigner nous-mêmes nos candidats. On ne veut pas rentrer à la maison après la campagne, on veut avoir notre mot à dire et pouvoir voter une nouvelle fois si les élus font l’inverse de ce que nous avons promis. On ne le fait pas contre les partis politiques, et certains participent à cette démarche. On veut semer une graine d’espoir et la faire pousser pour que demain ces mouvements citoyens s’élargissent, se saisissent des sujets d’actualité, construisent des listes aux élections régionales et s’emparent de la revendication d’une Constituante pour la traduire en actes.

Du coup, j’ai rejoint le Parti de Gauche. Vous pouvez penser que c’est contradictoire, mais je crois que l’on a besoin d’un outil pour faire grandir ces dynamiques citoyennes. D’ailleurs, je vais proposer que nous lancions une grande campagne pour mettre en place des assemblées citoyennes dans tout le pays en nous appuyant sur le bilan des élections départementales.

Et puis au Parti de Gauche, ils ont pris conscience qu’un nouveau monde est en train de naître. On pourra y construire ensemble des pratiques communes, y acquérir un savoir-faire, y débattre et y confronter nos points de vue. J’aimerai que l’on mette en place des sessions de formations théoriques et pratiques et que l’on expérimente de nouvelles manières d’agir, d’éveiller les consciences et d’essaimer nos idées en nous appuyant pour cela sur les travaux de l’éducation populaire. Je voudrai participer à la construction de nouveaux médias parce que j’en ai assez d’entendre toute la journée les mêmes refrains, proposer que l’on mette à jour notre communication et notre vocabulaire qui sont souvent pas très compréhensibles. Je me suis aussi proposée pour développer et organiser notre action sur internet parce que le nouveau monde, c’est aussi les réseaux et les nouvelles formes de communication.

Et puis le parti, il doit aussi préparer l’exercice du pouvoir. Alors j’ai proposé de prendre le meilleur de la République, de l’écologie, de l’anti-capitalisme et de la décroissance pour construire un projet écosocialiste. Je propose que l’on renforce les espaces de coordination des élus qui doivent être exemplaires car ils sont la preuve par l’exemple que l’on peut faire autrement. Ils doivent refuser tout cumul des mandats et fonctions exécutives et s’engager à ne pas exercer plus de deux fois le même mandat. C’est comme ça aussi que ceux qui n’y croient plus trop reprendront confiance.

C’est vrai qu’il y aurait tellement de choses à faire. Voilà par où j’ai décidé de commencer. Qu’en pensez-vous? En tout cas, merci de m’avoir donné l’espoir de faire grandir un nouveau monde.

Nadia

Photo de Benoit Théodore sous licence Créative Commons

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