ALERTE SUR L’ACCORD DE LIBRE-ÉCHANGE AVEC LE MERCOSUR

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Depuis le premier janvier 2021, le Portugal occupe la présidence de l’Union européenne. Ce sera une présidence importante : elle devrait notamment voir aboutir les discussions sur la réforme de la PAC et sur la nouvelle loi climat européenne.

Mais elle commence, en matière d’urgence climatique et de souveraineté alimentaire, sur de bien mauvaises bases. En effet, le ministre des affaires étrangères du Portugal a indiqué il y a quelques jours qu’il se sentait une obligation de conclure l’accord de libre-échange avec le Mercosur cette année. C’est à ce sujet que j’ai pu interroger mardi 26 janvier la ministre portugaise de l’agriculture (échange à retrouver sur ma chaîne Youtube).

Or, selon les données publiées début décembre 2020 par l’Institut national de recherche spatiale (INEP) du Brésil, la déforestation de la forêt amazonienne s’est particulièrement aggravée en 2020. Elle a augmenté de 9,5%, avec la disparition de plus de 626 millions d’arbres, son plus haut niveau depuis 2008. Depuis le début du millénaire, selon le Réseau amazonien d’information socioenvironnementale géographique, la forêt amazonienne a perdu 8% de son territoire, soit une surface équivalente à celle de l’Espagne.

L’Union européenne participe déjà largement à cette déforestation par ses importations de soja et de bœuf. Mais cet accord pourrait conduire à une augmentation de 5 à 25 % par an pendant 6 ans si l’on en croit le rapport des experts mandatés par le gouvernement français.

Jusqu’à présent, la France avait indiqué son refus de ratifier cet accord de libre-échange. Emmanuel Macron avait largement communiqué sur ce sujet à l’occasion du G-7 de Biarritz qui s’est tenu an août 2019. Mais ces derniers jours, selon les révélations de Médiapart, des négociations sont en cours pour que le gouvernement français lève son véto en échange de quelques modifications cosmétiques. Surtout, il s’agirait seulement d’ajouter une déclaration annexe mais en aucun cas de modifier le cœur du projet d’accord.

Il est donc fondamental de ne pas baisser la garde sur le sujet pour ne pas laisser à nouveau s’évaporer une promesse du président de la République en matière d’urgence écologique.

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