Une belle journée de rencontre à Toulouse

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Ce vendredi fut l’occasion d’une belle journée de rencontre sous le soleil toulousain.

D’abord avec les représentants de la coordination CGT de l’aéronautique. Nous avons pu faire le point ensemble sur la situation dans la filière, confrontée à de nombreuses annonces de plans sociaux. Nous avons partagé une même indignation de voir des entreprises largement financées par de l’argent public supprimer des emplois. L’Etat et le Conseil Régional, en refusant de conditionner les aides publics à des engagements forts en terme de maintien d’emplois, de transition écologique ou de relocalisation de la production, portent une lourde responsabilité dans cette situation. Le coût social pour notre région est très fort : le chômage et la précarité explose. Une enquête du Monde publiée il y a quelques semaines plaçait la Haute-Garonne sur le podium des départements les plus touchés par les suppressions d’emploi. Et la perte des savoir-faire est un gâchis immense, alors que la crise écologique nécessite de mettre ces compétences au service d’une indispensable bifurcation écologique.

Ensuite, j’ai pu rencontrer Yohann Taillandier, fondateur du syndicat des travailleurs uberisés de Toulouse. Il alerte sur la précarité dans le domaine, due notamment à l’absence de statut pour les travailleurs des plateformes. Ceux-ci sont aujourd’hui considérés comme des auto-entrepreneurs alors que leur activité est largement subordonnée aux décisions des plateformes qui en déterminent de manière unilatérale les conditions d’exercice et de rémunération. Ils peuvent être rayés en un rien de temps des applications, se retrouvant pratiquement du jour au lendemain sans ressources. Ils ne disposent d’aucune protection sociale, ni d’aucune instance de représentation syndicale reconnue par les plate-formes. Largement sollicités depuis le début de la crise sanitaire, ils ont pourtant été livrés à eux-mêmes, sans aucune protection. Face à la colère, Yohann et son syndicat ont organisé plusieurs actions de grève et de revendication ces derniers mois. Je lui ai apporté notre soutien et lui ai présenté le travail engagé par ma camarade Leila Chaibi au Parlement européen pour une directive sur les travailleurs des plate-forme qui reconnaisse leur statut de salariés et leur permette de disposer d’une protection sociale accolée à ce statut.

Enfin, la journée s’est terminée par une rencontre avec la CGT Mines Énergie de Midi-Pyrénées afin de faire le point sur les risques que fait courir le projet #Hercule demandé par la Commission européenne. Il s’agit, une nouvelle fois, d’organiser le démantèlement d’EDF au nom de la sacro-sainte règle de la concurrence libre et non faussée. Les élus de la France insoumise se mobilisent contre ce projet. Au Parlement européen, nous avons interrogé la Commission européenne sur les motivations d’un tel projet, qui risque de conduire à une nouvelle augmentation des tarifs de l’électricité pour les usagers. Nous participerons aux initiatives qui seront organisées dans les prochaines semaines contre ce projet mortifère.

Bref : il y a du boulot. Mais ça tombe bien, on est motivés comme des lions.

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