2 septembre 2019

Biodiversité : arrêtez de tout détruire !

Publié en mai dernier, le rapport de la plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) était alarmant. Plus grande étude jamais réalisé sur le sujet, il indiquait ainsi qu’environ un million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction, notamment au cours des prochaines décennies. Une telle extinction n’a jamais eu lieu auparavant dans l’histoire de l’humanité.

Lors de la publication de ce rapport, le président de l’IPBES, Sir Robert Watson, déclarait « Le rapport nous dit aussi qu’il n’est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant à tous les niveaux, du local au mondial ». Depuis, malheureusement, les projets négatifs se multiplient et vont à l’encontre de ce cri d’alerte.

Ainsi, ce samedi, j’étais dans le Tarn aux côtés de citoyens, d’associations et de militants de la France insoumise et d’EELV pour lutter contre un projet d’implantation d’une grande plate-forme logistique qui va détruire une centaine d’espèces protégées et leur habitat. Comme souvent, c’est grâce à la mobilisation citoyenne que l’alerte a été déclenchée. Il faut notamment remercier les naturalistes qui ont fait ce travail de recensement. La décision est dans la main du préfet mais la mobilisation se poursuit.

Pas très loin du Tarn, à Condom dans le Gers, des citoyens s’opposent au projet de la municipalité de détruire des platanes centenaires en violation de l’article L350-3 du Code de l’environnement. Pourtant, des espèces protégées y nichent, comme des pipistrelles, une petite espèce de chauves-souris. Face aux mépris de la mairie et de la préfecture, un citoyen a décidé de rester dans un arbre en face du Ministère de la transition écologique pour interpeller le gouvernement. Un rendez-vous est prévu ce jeudi mais il semble que la mairie veut accélérer la destruction des arbres qui pourrait commencer dès mardi. Il faut tirer la sonnette d’alarme !

Ce mépris pour la biodiversité doit cesser. Il faut arrêter de tout détruire. Il faut désormais que chaque projet d’investissement soit examiné à l’aune de son impact sur l’écosystème. C’est ce que nous appelons la règle verte. Elle est urgente !

Il faut aussi pour cela renforcer les agences nationales de protection de la biodiversité. Malheureusement, ce gouvernement fait l’inverse. Il vient de réduire au contraire leur pouvoir au nom de la simplification du droit à l’environnement. Quelques mois après les opérations de communication du gouvernement sur la biodiversité, voici un nouvel exemple de la capacité du macronisme à dire une chose et à en faire une autre.

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