Question sur la fermeture de l’usine Bridgestone à Béthune, licenciement des 863 salariés et concurrence déloyale au sein de l’Union

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Manuel Bompard (GUE/NGL), Manon Aubry (GUE/NGL), Leila Chaibi (GUE/NGL), Emmanuel Maurel (GUE/NGL), Younous Omarjee (GUE/NGL), Anne-Sophie Pelletier (GUE/NGL)

Le mercredi 16 septembre 2020, le fabricant de pneus Bridgestone a annoncé son intention de fermer son unique usine française à Béthune, entraînant le licenciement des 863 salariés.

Depuis des années, le groupe Bridgestone a mis en concurrence le site français avec des sites situés en Pologne et en Hongrie. Le groupe invoque un manque de compétitivité du site français, mais ce manque résulte d’un sous-investissement chronique dans l’outil productif.

Le groupe a notamment bénéficié de 24,5 millions d’euros d’aides dans le cadre du Fonds européen de développement régional (FEDER), dont 24 millions pour un site polonais, induisant une grave distorsion de concurrence. Quand la Commission saisira-t-elle Bridgestone pour exiger le remboursement de toutes les aides versées via le FEDER?

Cette mise en concurrence au sein de l’Union n’est pas acceptable pour les salariés de Bridgestone. Qu’est-il prévu par la Commission dans son programme de travail pour mettre fin à ces processus de mise en concurrence à l’intérieur du marché commun?

Par ailleurs, comment la Commission compte-t-elle agir pour favoriser la reprise du site par les salariés sous la forme d’une coopérative et pour financer cette opération, au moins à hauteur de ce que Bridgestone a reçu pour ses autres sites en Europe?

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