Question sur les collusions et conflits d’intérêts autour du choix de BlackRock par la Commission européenne pour la rédaction d’un rapport

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Manuel Bompard (GUE/NGL), Anne-Sophie Pelletier (GUE/NGL), Manon Aubry (GUE/NGL), Leila Chaibi (GUE/NGL), Emmanuel Maurel (GUE/NGL), Younous Omarjee (GUE/NGL)

Le 8 avril 2020, la Commission a choisi la société BlackRock pour rédiger un rapport sur l’intégration des facteurs environnementaux et sociaux dans la supervision des banques.

L’intense lobbying du gestionnaire d’actifs auprès des exécutifs européens est pourtant bien connu, comme l’illustre la réforme du régime des retraites promue par la Commission.

Ainsi, dès juin 2017, le président Macron recevait le président-directeur général (PDG) mondial de BlackRock; en mars 2018, c’était au tour du haut-commissaire aux retraites Delevoye de le recevoir; en juin 2019, BlackRock conseillait le gouvernement français sur la réforme des retraites; en janvier 2020, le président Macron décorait le PDG de la branche française de BlackRock. En parallèle, BlackRock conseillait la Commission sur la création d’un produit paneuropéen d’épargne-retraite individuelle, produit crée en 2019.

Instruite de cette expérience, la délégation France insoumise au Parlement européen s’inquiète que ce soit une firme détenant 87 milliards d’actifs dans des entreprises d’énergies fossiles qui conseille la Commission sur les critères environnementaux et sociaux à intégrer.

1. La Commission entend-elle publier les détails de la procédure suivie pour l’attribution de ce contrat et les finalités de l’étude commandée?

2. La Commission envisage-t-elle de mettre un terme à ce conflit d’intérêts?

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